Mais il n'y a plus de soleil quand elle s'en va,
juste les ténèbres, tous les jours.
Plus de soleil quand elle s'en va,
et cette batîsse n'a plus rien d'une maison,
quand elle s'en va.
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mercredi 18 juillet 2007
mardi 3 juillet 2007
Tempum Fugere
Le chemin s'affine, et s'amincit, comme les bordures se touchent.
Quelque soit le lieu où mon regard s'enfuit, elle est là, fière,
fière et si fragile, en même temps,
et ces mêmes tons, tout se dérobe.
Les yeux s'écarquillent, la bouche s'égosille,
mais rien ne sort et rien ne sert,
Je la vois, là, rayonnante et fuyant,
et voilée, comme inaccessible.
Les mots ne la touchent pas, l'ému ne triomphe pas,
et, dans ce désert sur lequel on serpente,
la seule communion consentie,
est ce qu'elle nourrit avec Dame Nature.
Quelquepart, on est bien peu de choses,
et le regard désiré est toujours celui qui sur soi jamais ne se pose.
Quelque soit le lieu où mon regard s'enfuit, elle est là, fière,
fière et si fragile, en même temps,
et ces mêmes tons, tout se dérobe.
Les yeux s'écarquillent, la bouche s'égosille,
mais rien ne sort et rien ne sert,
Je la vois, là, rayonnante et fuyant,
et voilée, comme inaccessible.
Les mots ne la touchent pas, l'ému ne triomphe pas,
et, dans ce désert sur lequel on serpente,
la seule communion consentie,
est ce qu'elle nourrit avec Dame Nature.
Quelquepart, on est bien peu de choses,
et le regard désiré est toujours celui qui sur soi jamais ne se pose.
vendredi 22 juin 2007
Someone with Two Angel's Wings
Oui, c'est vrai, je dois bien l'avouer, elle était, est et sera toujours tout pour moi, plus qu'une muse, plus qu'un égal, plus qu'une âme soeur, le pourquoi du comment de la chose, la raison de je ne sais quoi, l'explication des sentiments, la solution à une folie, le tremplin a une sensation de créativité, la part de confiance, l'ennemie de mon Deno, l'étincelle qui met le feu aux poudres explosives de la narration, la beauté du soi, la beauté du monde, mon coeur qui battait une fois pour moi, une fois pour elle, elle était chaque instant, la joie du matin, l'appêtit de la journée, la chaleur du soir, une source indéfinissable, démesurée, totale, un tout radical.
Mais les esprits et les caractères demeurent, à mon désarroi, je ne méritais pas ? je ne tolérais pas ? je ne méritais pas, assurément, je n'ai pas réussi, pas pu, par sa faute ? par la mienne ? pas pu faire de notre lien une passion partagée pour des choses qui ne touchaient que nous.
Ioiote
Mais les esprits et les caractères demeurent, à mon désarroi, je ne méritais pas ? je ne tolérais pas ? je ne méritais pas, assurément, je n'ai pas réussi, pas pu, par sa faute ? par la mienne ? pas pu faire de notre lien une passion partagée pour des choses qui ne touchaient que nous.
Ioiote
jeudi 7 juin 2007
Rage
Maestro ? Musique !
Tout à chacun possède ce genre de moments, ces instants où rien n'avance, où les corps et les esprits autour de soi semblent figés, non, ils ne semblent pas, ils le sont, véritablement.
La hargne, la colère, la rage naît ainsi.
On vit cet évênement, si douloureux soit-il, on le revoit se dessiner, sous tous les angles possibles et imaginables, devant soi, à l'intérieur de soi.
Et dans cette mesure, parallêlement, le temps ralentit puis fuit, on ne sait où, il n'a plus cours, ne peut se terrer nulle part, comme apeuré par ce qu'il sent venir, il craint, il sait.
Et cette avalanche de sentiments, telle des vagues aux hauteurs démesurées, avance, accélère, court, se réjouit, cette formidable ruée, que les éléments eux mêmes craignent de l'homme, car ils savent qu'ils ne peuvent lutter, ne peuvent l'entraver, l'atténuer.
D'aucun ne peut l'arêter, elle déboule en tête, explose devant soi, encercle l'être, fond sur lui, le submerge, il est déjà trop tard, "elle" est là..
Elle n'avait pas le droit, non, elle n'avait pas le droit.
Le dernier rempart de cette insidieuse et sournoise cavalerie, la raison, ne peut la contenir, et là vient son cavalier, et Là se perche fièrement sur sa crête la Folie.
Son destrier n'a commune comparaison, et ce capitaine est l'étincelle, le détonateur.
Aujourd'hui, plus aucune limite ne sera donnée, plus aucune logique ne retiendra les actes, la conscience ne sera que spectatrice, incapable de juger, elle laisse là son rôle.
Elle n'avait pas le droit..
dimanche 3 juin 2007
Angel
-> There
- Instant Clope -
Elle marche, se dandine, nonchalante,
de son propre pas si caractéristique,
propre à l'inattention volontaire.
Elle pose son regard sur ce qui vit,
sur ce qui n'attire pas, sur l'insignifiant,
et ces microcosmes prennent alors une démesure totale.
Elle tend l'oreille à l'inaudible,
donne une beauté insoupçonnée au silence,
au plus commun des sons qui ne nous retient pas.
Elle se laisse guider par le Parfum,
par des fragrances oubliées depuis bien des temps,
elle se nourrit de ce régal.
Elle parle et laisse s'échapper ses mots,
le plus timidement du monde,
elle les écrit, les prononce, les chante,
et n'est qu'alchimie, que mélodie.
Elle rit, et rit encore,
de quoi en oublier l'histoire des fées,
colore ainsi le plus terne des paysages.
Si Pandore avait son antagoniste,
elle en serait la personnification la plus absolue,
elle serait l'origine des béatitudes de ce bas monde.
- Instant Clope -
Elle marche, se dandine, nonchalante,
de son propre pas si caractéristique,
propre à l'inattention volontaire.
Elle pose son regard sur ce qui vit,
sur ce qui n'attire pas, sur l'insignifiant,
et ces microcosmes prennent alors une démesure totale.
Elle tend l'oreille à l'inaudible,
donne une beauté insoupçonnée au silence,
au plus commun des sons qui ne nous retient pas.
Elle se laisse guider par le Parfum,
par des fragrances oubliées depuis bien des temps,
elle se nourrit de ce régal.
Elle parle et laisse s'échapper ses mots,
le plus timidement du monde,
elle les écrit, les prononce, les chante,
et n'est qu'alchimie, que mélodie.
Elle rit, et rit encore,
de quoi en oublier l'histoire des fées,
colore ainsi le plus terne des paysages.
Si Pandore avait son antagoniste,
elle en serait la personnification la plus absolue,
elle serait l'origine des béatitudes de ce bas monde.
samedi 26 mai 2007
True or False
Du rêve à la réalité.
Ils avancaient, sereinement, le coeur pris de toutes ces déconvenues, de tous ces partages, les yeux chargés de toutes les richesses qu'il leur avait été donné de contempler. Jour, nuit, ils avaient accumulé dans eux mêmes des paysages de rares intensités, des mélodies à la saveur inextricable, de celles qu'on ne peut que vivre, paralysé, passivement, de sensations qui ne trichent pas, qu'on ne peut définir, qu'on ne peut retranscrire sans en dénaturer la forcé véritable.
La Porte était là, devant eux, elle se tenait, fière, imposante, attendant d'être ouverte, enfin.
Jamais son pas n'avait été foulé, jamais elle n'avait pu voir sa droiture se confronter au regard d'autrui, depuis des temps qu'on ne saurait calculer, imaginer.
Mais il est des actes pour lesquelles aucun doute n'est permis, pour lesquels la vérîté de la foi se doit de resplendir, se doit d'être dans chaque partie du coeur. La respiration doit être pure, sincère, intouchable, le doute non permis, non autorisé.
A ce stade il est blasphème que de ne pas être sûr.
Il se tourna vers elle et lui demanda si elle était sure d'elle, si sa foi était suffisamment forte, car il est des portes qu'on ne peut ouvrir seul, des portes qu'on doit s'assurer de ne pas imaginer.
Car il est des choses qui doivent pouvoir être partagées pour exister, pour ne pas être contenues en soi, sans jamais pouvoir les faire transiter dans le monde.
Elle s'interrogea sur sa foi, et de cette interrogation, tout était décidé.
Le doute, la peur, ou je ne sais quoi d'autres foulèrent son coeur, d'une marche qu'il n'est pas permis de stopper quand elle est lancée.
Elle ne vacillait pas encore que la Porte, fière, majestueuse, savait déjà qu'elle ne s'ouvrirait pas aujourd'hui.
En chacun de nous se tient le rêve et la réalité que l'on perçoit. Sa réalité, la réalité que l'on perçoit l'a rattrapé. La prétention, l'ironie, l'absence de sincérité, tous ces concepts s'imposaient en elle. Elle était souillée. Et l'apanage de ces sentiments, pour celui qui les vit, est de pouvoir le forcer à croire qu'il ne les vit pas, qu'ils n'existent pas.
Elle rebroussa donc chemin, prétentieuse, arrogante, si banalement humaine.
Il rebroussa donc chemin, sombrant dans l'inutilité la plus totale, le sentiment qu'on a quand on échoue si près du but.
Ils avancaient, sereinement, le coeur pris de toutes ces déconvenues, de tous ces partages, les yeux chargés de toutes les richesses qu'il leur avait été donné de contempler. Jour, nuit, ils avaient accumulé dans eux mêmes des paysages de rares intensités, des mélodies à la saveur inextricable, de celles qu'on ne peut que vivre, paralysé, passivement, de sensations qui ne trichent pas, qu'on ne peut définir, qu'on ne peut retranscrire sans en dénaturer la forcé véritable.
La Porte était là, devant eux, elle se tenait, fière, imposante, attendant d'être ouverte, enfin.
Jamais son pas n'avait été foulé, jamais elle n'avait pu voir sa droiture se confronter au regard d'autrui, depuis des temps qu'on ne saurait calculer, imaginer.
Mais il est des actes pour lesquelles aucun doute n'est permis, pour lesquels la vérîté de la foi se doit de resplendir, se doit d'être dans chaque partie du coeur. La respiration doit être pure, sincère, intouchable, le doute non permis, non autorisé.
A ce stade il est blasphème que de ne pas être sûr.
Il se tourna vers elle et lui demanda si elle était sure d'elle, si sa foi était suffisamment forte, car il est des portes qu'on ne peut ouvrir seul, des portes qu'on doit s'assurer de ne pas imaginer.
Car il est des choses qui doivent pouvoir être partagées pour exister, pour ne pas être contenues en soi, sans jamais pouvoir les faire transiter dans le monde.
Elle s'interrogea sur sa foi, et de cette interrogation, tout était décidé.
Le doute, la peur, ou je ne sais quoi d'autres foulèrent son coeur, d'une marche qu'il n'est pas permis de stopper quand elle est lancée.
Elle ne vacillait pas encore que la Porte, fière, majestueuse, savait déjà qu'elle ne s'ouvrirait pas aujourd'hui.
En chacun de nous se tient le rêve et la réalité que l'on perçoit. Sa réalité, la réalité que l'on perçoit l'a rattrapé. La prétention, l'ironie, l'absence de sincérité, tous ces concepts s'imposaient en elle. Elle était souillée. Et l'apanage de ces sentiments, pour celui qui les vit, est de pouvoir le forcer à croire qu'il ne les vit pas, qu'ils n'existent pas.
Elle rebroussa donc chemin, prétentieuse, arrogante, si banalement humaine.
Il rebroussa donc chemin, sombrant dans l'inutilité la plus totale, le sentiment qu'on a quand on échoue si près du but.
jeudi 17 mai 2007
White Wings Legend
>> Blog OST
Cela commence par un rien, par une allusion, par une phrase dite comme ça, négligemment, un soir, une nuit, comme une phrase de tous les jours, une phrase dont on ne soupçonne aucunement l'importance.
Et, en de trop rares moments, la portée de cette phrase, de ces quelques mots inaperçus, banals, s'envole, s'envole pour ne plus redescendre.
Elle précipite les protagonistes dans un enchaînement incontrôlable de leur folie, le principale moteur de cette boule de neige.
Cette petite touche qui transforme deux trois mots en un souvenir irrévocable.
Et de ce bout de phrase apparaît l'inoubliable, la traversée du miroir.. Alice connaît ça.
Puis tout abonde, on s'y prend à se laisser aller à l'insouciance, à ne rien vouloir contrôler, juste vivre, vivre et apprécier..
Et comme ce fut appréciable..
Les souvenirs, les vrais, ne se construisent pas, ils interviennent d'eux mêmes, sans qu'on les appelle, c'est ainsi qu'ils sont.
-
I didn't believe in anyone,
But I found you today,
My eyes are not closed baby,
I still remember...
If my words are not that clear,
I know my heart is understanding,
Every little kiss of you...
I'm your princess for a night,
Maybe forever...
We were dancers in the rain and it still remains...
If my words are not that clear,
I know my heart is understanding,
Every little kiss of you...
Just a sunny day in Paris,
Please give it back to me,
I don't need to be romantic,
I just have to be me.
My lover is gone but I'm not on my own...
With all these little kisses of you.
Cela commence par un rien, par une allusion, par une phrase dite comme ça, négligemment, un soir, une nuit, comme une phrase de tous les jours, une phrase dont on ne soupçonne aucunement l'importance.
Et, en de trop rares moments, la portée de cette phrase, de ces quelques mots inaperçus, banals, s'envole, s'envole pour ne plus redescendre.
Elle précipite les protagonistes dans un enchaînement incontrôlable de leur folie, le principale moteur de cette boule de neige.
Cette petite touche qui transforme deux trois mots en un souvenir irrévocable.
Et de ce bout de phrase apparaît l'inoubliable, la traversée du miroir.. Alice connaît ça.
Puis tout abonde, on s'y prend à se laisser aller à l'insouciance, à ne rien vouloir contrôler, juste vivre, vivre et apprécier..
Et comme ce fut appréciable..
Les souvenirs, les vrais, ne se construisent pas, ils interviennent d'eux mêmes, sans qu'on les appelle, c'est ainsi qu'ils sont.
-
I didn't believe in anyone,
But I found you today,
My eyes are not closed baby,
I still remember...
If my words are not that clear,
I know my heart is understanding,
Every little kiss of you...
I'm your princess for a night,
Maybe forever...
We were dancers in the rain and it still remains...
If my words are not that clear,
I know my heart is understanding,
Every little kiss of you...
Just a sunny day in Paris,
Please give it back to me,
I don't need to be romantic,
I just have to be me.
My lover is gone but I'm not on my own...
With all these little kisses of you.
mercredi 25 avril 2007
Tétralogie
Elle est là, belle, insouciante, innocente, insaissable.
Elle court, vole, rebondit, défile, ondule.
Un ruban de soie.
Elle sent, hume, respire.
Elle écoute,
elle regarde,
elle goûte, elle croque.
Il est là, imperturbable, mais avide.
Tolérant, mais insolent.
Il brûle de son excès, de ses excès.
Il est enchaîné aux piliers qu'il a lui même érigé,
pour se protéger de sa soif éternelle de tout.
Il lui est soumise
Elle lui est reconnaissante
Elle court, vole, rebondit, défile, ondule.
Un ruban de soie.
Elle sent, hume, respire.
Elle écoute,
elle regarde,
elle goûte, elle croque.
Il est là, imperturbable, mais avide.
Tolérant, mais insolent.
Il brûle de son excès, de ses excès.
Il est enchaîné aux piliers qu'il a lui même érigé,
pour se protéger de sa soif éternelle de tout.
Il lui est soumise
Elle lui est reconnaissante
dimanche 14 janvier 2007
Paranoïac /1
"Tout va bien".
Les allées de Fitte sont calmes, la circulation est légère, en ce milieu d'après midi. Le temps est incroyablement doux. "On dirait l'automne.."
Un dernier virage, et je suis chez moi, tranquillement. "Oui, tout va bien".
La portée d'entrée dont la serrure coince un peu, le couloir mal éclairé, le double verrou de la porte. "Impeccable"
On jette le manteau en vrac, on balance ses pompes dans l'entrée, la porte, le salon.. chez soi. "Je trouve aussi que tout va vraiment bien."
On tâte le portable, on mate ..Tiens, un message.
Encore elle, tiens, elle est chez lui.
"Fallait s'en douter en même temps, ils sont bons amis.
- Oui mais toi aussi tu es un ami.
- Ouais .. mais sans doute pas le même"
Bref période d'air blasé, puis regard à la fenêtre, vue sur les quelques arbres du modeste parking qui illustre mon panorama, petit sourire.
"C'est pas grave après tout."
On se jette sur le lit, on regarde la chambre.
"La lumière est excellente.
- Je trouve aussi".
On tend le bras sur la table basse, on pousse le bol du petit dej, on chope le portable, on se décide à répondre.
Grand silence dans la pièce, juste troublé par le bip des touches..
[ T'as l'air en meilleur forme aujourd'hui ]
La veille elle avait pas pu venir, malade qu'elle disait être.
"C'est quand même fort possible, je ne vois pas pourquoi elle mentirait..
- Tu n'es quand même pas sur de ça.
- Ta gueule"
Etalé sur le lit, le regard dans le vide.. La veille, ouais, elle devait passer, mais elle m'avait dit sur msn qu'elle etait pas bien, et qu'elle allait se reposer au lit.
"Moi je dis qu'elle était chez lui, et qu'elle a dit tout ça pour que tu la laisses tranquille, elle avait pas envie de te voir, et elle voulait avoir la paix.
- Ouais mais .. pourquoi ne pas l'avoir dit dans ce cas ?
- Va savoir .. la pitié, la non-envie de se faire envoyer chier..
- ..."
Réponse du message.
[ Oui ça va mieux, etc ]
Réponse basique, le cynisme de mon message n'a même pas été remarqué..
" Et pourquoi elle a pas réagi alors ?
- Elle a même pas du s'apercevoir que c'etait ironique
- T'en es sur ?
- ...
- Peut être qu'elle l'a remarqué, mais qu'elle joue à ça en te prenant pour un con, pour que tu ne la fasses pas chier
- ...
- Et je te rappelle qu'hier, tu n'es sur de rien sur sa prétendue nécessité de se reposer
- .. je ne vois pas pourquoi elle mentirait
- Oui mais ... tu ne vois pas non plus pourquoi elle ne mentirait pas."
Me & Deno, Love Story
Les allées de Fitte sont calmes, la circulation est légère, en ce milieu d'après midi. Le temps est incroyablement doux. "On dirait l'automne.."
Un dernier virage, et je suis chez moi, tranquillement. "Oui, tout va bien".
La portée d'entrée dont la serrure coince un peu, le couloir mal éclairé, le double verrou de la porte. "Impeccable"
On jette le manteau en vrac, on balance ses pompes dans l'entrée, la porte, le salon.. chez soi. "Je trouve aussi que tout va vraiment bien."
On tâte le portable, on mate ..Tiens, un message.
Encore elle, tiens, elle est chez lui.
"Fallait s'en douter en même temps, ils sont bons amis.
- Oui mais toi aussi tu es un ami.
- Ouais .. mais sans doute pas le même"
Bref période d'air blasé, puis regard à la fenêtre, vue sur les quelques arbres du modeste parking qui illustre mon panorama, petit sourire.
"C'est pas grave après tout."
On se jette sur le lit, on regarde la chambre.
"La lumière est excellente.
- Je trouve aussi".
On tend le bras sur la table basse, on pousse le bol du petit dej, on chope le portable, on se décide à répondre.
Grand silence dans la pièce, juste troublé par le bip des touches..
[ T'as l'air en meilleur forme aujourd'hui ]
La veille elle avait pas pu venir, malade qu'elle disait être.
"C'est quand même fort possible, je ne vois pas pourquoi elle mentirait..
- Tu n'es quand même pas sur de ça.
- Ta gueule"
Etalé sur le lit, le regard dans le vide.. La veille, ouais, elle devait passer, mais elle m'avait dit sur msn qu'elle etait pas bien, et qu'elle allait se reposer au lit.
"Moi je dis qu'elle était chez lui, et qu'elle a dit tout ça pour que tu la laisses tranquille, elle avait pas envie de te voir, et elle voulait avoir la paix.
- Ouais mais .. pourquoi ne pas l'avoir dit dans ce cas ?
- Va savoir .. la pitié, la non-envie de se faire envoyer chier..
- ..."
Réponse du message.
[ Oui ça va mieux, etc ]
Réponse basique, le cynisme de mon message n'a même pas été remarqué..
" Et pourquoi elle a pas réagi alors ?
- Elle a même pas du s'apercevoir que c'etait ironique
- T'en es sur ?
- ...
- Peut être qu'elle l'a remarqué, mais qu'elle joue à ça en te prenant pour un con, pour que tu ne la fasses pas chier
- ...
- Et je te rappelle qu'hier, tu n'es sur de rien sur sa prétendue nécessité de se reposer
- .. je ne vois pas pourquoi elle mentirait
- Oui mais ... tu ne vois pas non plus pourquoi elle ne mentirait pas."
Me & Deno, Love Story
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