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mercredi 1 août 2007

Straight Horizon

L'intêret de ce blog étant devenu uniquement et totalement confiné à l'intérieur même de ce Blog, sans aucun lien avec le monde qui continue à tourner autour, sans échange et choses positives en dehors dudit Blog, je ne vois absolument aucune pertinence à le poursuivre.

Ecrire pour être lu, ce n'est pas un but en soi, n'en déplaise aux personnes qui venaient me lire, et qui pensent sans doute le contraire.

Vaya con Dios

vendredi 8 juin 2007

Epitaphe pour les "Non-Encore-Vivants"

Ils ne savent pas, ils lisent, mangent, engloutissent, essaient tant bien que mal de savourer, de déguster, mais ne parviennent qu'à un comportement incroyablement exécrable.
Ils croient partager, comprendre, décortiquer, vivre même, pour certains, ils digèrent les mots avec une incroyable force, un engoûement proche de la folie.
On les voit et les devine se réjouïr, se servant indélicatement de ses semblants de mets divins, leur estomac est insatiable, ils courrent, les bras levés, heureux de penser avoir touché une certaine grâce, un infini moment de bonheur.
Mais nous savons, oui, nous savons, et nous les observons courir et sauter, parcourir et enjamber, guillerets de cette simplicité de vie sans fondements ni constructions, nous les distinguons, dans la lumière d'une aurore rosée, ou d'un crépuscule obscur, ces formes heureuses et qui crient à l'épanouissement véritables.
Mais encore une fois nous savons, et nous savons. Ils sont là, écoutent, lisent, dévorent, ils se servent sans fin. Mais finalement, nous savons, toi, moi, d'autres, nous savons, nous les reconnaissons tous, un par un, dans leur masse, nous les reconnaissons d'un coup d'oeil, les illustrons, les définissons, les repensons, les analysons, encore et encore.
Et de leur oeil ne visant que la désserte de cette corne d'abondance, ils ne distinguent pas, ils ne distinguent pas que ce qui leur est servi, c'est ce que nous voyons d'eux et du monde.
Ils sont là, ici, répondent, commentent, adulent ou détestent, mais sont là, à chercher à picorer les miettes d'eux mêmes que nous leur servons dans la plus extraordinaire des simplicités, une simplicité telle qu'elle leur permet d'étaler au grand jour les maux dont nous les affublons.

Et leur plus grand malheur est celui qu'ils nous attribuent le plus fréquemment, la naïveté.

vendredi 11 mai 2007

Ev[o]lution

Chaque minute qui passe fait se confondre ce monde avec le mien,
les sentiments, les craintes, les joies se personnifient,
les couleurs s'échappent et se calquent sur ce qui m'entoure,
tout tend à devenir tel qu'il est dans ma tête,
tout le ressenti se projette sur l'environnant,
c'est en marche..

vendredi 4 mai 2007

Veridis Quo

Ce qu'il ya de formidable, avec la poésie, c'est que, dans l'époque actuelle, notre époque chérie, ceux qui s'en disent les derniers défenseurs, les représentants les plus fidèles, en sont également les bourreaux.

Sans revenir sur la définition, sur laquelle on peut quand même nourrir certaines frustrations, aujourd'hui, qu'est-ce que c'est devenu ?

On voit pulluler, ici et là, des regroupements de post-hippies sur le retour, ou des amas d'étudiants littéraires en mal de sensations, avec une espèce de fibre jmenfoutiste qui ne vole pas haut.

Qu'est-ce que ça donne ? Des regroupements dans des espèces de lieux sordides, affublés du nom récurrent de "Cave", sans doute pour l'aspect underground fashion qui est apparu il y a quelques années, et peut être parce que ça fait classe ? Va savoir.

S'ensuit une espèce de cérémonieuse lecture épisodique de ce que chacun veut bien lire, devant ses semblables. Bien sur, chacun de ses "exposants" dira qu'il est heureux de faire ça, de partager toutes ces choses "qu'il a écrites avec son sang, en saignant son âme, pour en retirer une encre poétique incomparable".

Vous me direz, ça peut paraître vâchement pessimiste et noir comme vision de la chose, mais comment la voir autrement ? Comme le dernier bastion occidental de la libre pensée et de l'expression des désordres de l'âme ? Pompeux quand même.

Ce qui est drôle dans ce phénomène, drôle .. et dangereux en même temps, c'est leur inconscience. Ils sont inconscients, inconscients de ce qu'ils font, de leur normalisation de la poésie sous une forme estudiantine pseudo libertaire, soi disante supra-réaliste, et dont ils, eux, les poètes, sont les représentants, une espèce de caste aux idées de liberté et de discours ressassées depuis plusieurs générations déjà, à chaque fois dans une espèce de cadre similaire.

A fortiori, qu'est-ce que ça peut donner ?

Si on les écoute, on ne retiendra que trois choses :

1) ceux qui voient ça comme le dernier rempart contre une société décadente, le dernier centre de la beauté et de la compréhension vraie du sens de la vie et de ce qu'elle apporte.

2) ceux, un peu plus couards, qui sont là pour lire leur texte, mais attention, ce n'est pas n'importe quel texte, c'est une partie d'eux mêmes qu'ils auront dû s'arracher dans la douleur, ce qui en fera quoiqu'il arrive un texte supérieur, un texte bien, un texte incritiquable.

3) ceux, enfin, qui ne savent pas véritablement ce qu'ils font là, mais qui sont d'accord pour suivre cette espèce de mode résistante, parce que "ça fait bien d'y participer"

Voilà un semblant d'état de la poésie moderne et bon marché.

On comprend assez pourquoi pas mal de ces gens se sont tournés vers eux mêmes et leurs émotions comme centre créateur de leur poésie qui décoiffe, en effet, dans un univers comme ça, tu ne peux compter que sur cette manière de faire, pour pouvoir préserver un minimum ce qu'il reste de dignité et d'égocentrisme.

Oh bien sur, devant un tel discours, on criera unanimement à l'attaque de la langue de vipère, du jaloux, car ils sont tous imbibés d'un énorme niveau d'humilité.
C'est sur, c'est on ne peut plus humble de parler de soi.

Que j'aime la naïveté, la naïveté, quelquepart, c'est une forme de poésie (tant qu'elle reste inconsciente)

lundi 23 avril 2007

Und So Weiter

Prends ta lance, poète, et combattons ensemble l'ennemi qui fait rage.
Combattons cet ennemi informel, invisible, mais dévastateur, cet ennemi sans odeur, sans envergure, impalpable, ce monstre qu'on dit inaltérable.

Combattons cette oeuvre naturelle qui oeuvre contre la Nature, combattons cet imperceptible adversaire qui nous touche tous, qui nous blesse tous.

La tâche est rude, folle, c'est une entreprise démesurée, une lutte sans fin, mais diaboliquement nécessaire.

Trouvons notre ennemi, sous toutes les appellations, dénominations et métaphores qu'on emploie pour le désigner.

Symbolisons notre ennemi, dénichons le, quelle que soit sa forme, quelle soit son engence.

Combattons le pour nous même, combattons le pour ce en quoi nous croyons tous.

Luttons contre cet ennemi qui détruit les mirages qu'ils nous proposent, et auxquels nous succombons follement.

Gardons ce qu'il nous donne, approprions nous en chaque seconde, chaque are, chaque goutte.

Figeons le, pour toujours et à jamais, dans ce qu'il peut être de plus beau, l'éternelle immuabilité des choses.

Frappons le de tous les cotés, en même temps, fractionnons le, blessons le d'abord, des milliers de fois, s'il le faut, ébranlons le par à coups, mais ne nous défilons pas.

Restons stoïques devant cet ennemi qui nous prend bien plus que tout ce que le monde entier pourrait nous prendre, restons impassibles devant sa fureur, restons ce que nous sommes, et ce que nous voulons rester.

Gardons ces offrandes, et battons nous contre la soumission qu'il nous impose en échange.

Soyons égoïstes dans nos valeurs, soyons nous mêmes.

Luttons contre lui..

vendredi 23 février 2007

Narcisse

Le monde actuel est l'utopie d'un homme. Un jour, il sera mon utopie.

samedi 17 février 2007

Bleh

"On peut vraiment dire qu'on est unique quand on a appris à aimer tout ce qu'il y avait en soi, et qu'on trouve toujours au moins une chose déplaisante chez autrui, quelqu'il soit. Si la première partie n'est pas remplie, alors on changera forcément, on ne peut donc pas affirmer être unique. Si la deuxième étape n'est pas remplie, alors l'individu chez qui on ne trouvera aucun défaut deviendra inéluctablement un modèle."

vendredi 16 février 2007